Taille du texte

Bibliothèque

Histoire

En 1669, Jean Oury se voit acquérir 60 arpents de terre légués par l’abbé Gabriel Queylus seigneur de l’île. Il y construit une chapelle, un moulin à farine et un fort. Ce fort est l’endroit d’où émergera plus tard le village de Pointe-aux-Trembles.

Au début du dix-huitième siècle, un lien entre les seigneuries au Nord du fleuve Saint-Laurent devient de plus en plus nécessaire. Le chemin Roy, lien carrossable, fut d’abord construit entre le village de Pointe-aux-Trembles et Ville-Marie, et ce, dès 1734. Ce lien routier longeant le fleuve fut ensuite étendu, en 1737, entre Montréal et Québec. Pointe-aux-Trembles connaît un essor en cette première partie du dix-huitième siècle grâce à la construction de ce chemin.

La construction du chemin de fer et du tramway reliant la village de Pointe-aux-Trembles à Montréal contribua au développement de Pointe-aux-Trembles. En 1896, la « Châteauguay and Nothern Railway » (devenue le Canadien National en 1918) construit des voies ferrées qui permettent la diffusion du réseau ferroviaire à travers l’île. C’est en 1897 que le tramway (utilisant l’emprise de la voie ferrée) se rend jusqu’au bout de l’île et finalement jusqu’au débarcadère de Repentigny. À cette époque, plusieurs villas destinées à de riches vacanciers en provenance de Montréal, furent construites dans la pointe de l’île. Celle-ci reste toutefois une paroisse rurale. On attendra 1905 avant que celle-ci soit incorporée en village et finalement en ville en 1912, après l’annexion au Bout-de-l’Île en 1910 de la ville de Laval-de-Montréal. Pendant cette même année, Pointe-aux-Trembles vend six de ses grandes terres pour favoriser la naissance de Montréal-Est. Cette transaction l’ampute cependant de sa seule industrie, la « Portland Cement ». Le développement urbain ne se fait que lentement et pendant longtemps l’urbanisation de la pointe reste concentrée aux abords du fleuve et de la rue Notre-Dame.

Dès 1925, Pointe-aux-Trembles fut mise sous tutelle par le gouvernement québécois, processus qui dura 30 ans. L’objectif principal était de valoriser la pointe pour attirer population et industries. Les résultats furent toutefois décevant. Il faudra attendre l’implantation de la Blue Ribbon Bedding et la Finnie Manifacturing en 1939, pour que le processus d’industrialisation de Pointe-aux-Trembles prenne son envol. C’est à la fin de la Première Guerre mondiale que Pointe-aux-Trembles connaît une véritable croissance démographique. En effet, entre 1945 et 1960, suite à une conjoncture économique et politique particulière, l’urbanisation de Pointe-aux-Trembles atteint son apogée. Cette période est également caractérisée par la levée de la tutelle dont Pointe-aux-Trembles était l’objet.

En 1971, la ville de Pointe-aux-Trembles entreprend des démarches dans l’optique de créer un parc industriel sur son territoire. C’est en juillet 1971 que la ville acquiert cinq millions de pieds carrés situés dans le quadrilatère Sherbrooke/Métropolitain/Tricentenaire/31ème avenue. Les terrains compris dans le quadrilatère Sherbrooke/Métropolitain/Saint-Jean-Baptiste/41ème avenue, furent également nommés zone industrielle. Ces zones furent crées à la suite de la fermeture de plusieurs entreprises telles que Wood and Metal Industries, Boods Harvey Ltd. On voulait alors un espace industriel mixte favorisant la venue d’industries de transformation et de services. L’objectif des nouvelles zones industrielles était donc de diversifier l’économie et d’assurer la stabilité de l’emploi. L’établissement de deux entreprises très importantes : la Canadian Petrofina (qui devînt par la suite Petro-Canada) et Hygrade Containers (devenue Cartons Saint-Laurent), eût également un impact important sur l’emploi vers 1974 (bien que leur implantation remontait à 1954 et 1955).

Pour assurer le développement économique, Pointe-aux-Trembles a été fusionnée le 17 juillet 1982 par voie référendaire avec la Ville de Montréal.

Entre 1981 et 2001, la population totale de Pointe-aux-Trembles est passée de 36 270 à 49 515 habitants, soit une croissance de 36,5% en vingt ans.



Accueil | Crédits | Contacts
Copyright ©2012 CDC de la Pointe. Tous droits réservés.